Strasbourg a beaucoup construit entre 1950 et 1990, et l'amiante était alors partout : dans les plaques ondulées des garages du Neudorf, dans les dalles de sol des tours de l'Esplanade, dans le calorifugeage des chaufferies collectives de Hautepierre, dans les conduits de fumée des maisons de faubourg de la Robertsau. Depuis onze ans, nous retirons ces matériaux dans l'Eurométropole et sur tout le Bas-Rhin, avec la même méthode : on regarde d'abord, on chiffre ensuite, on ne démarre qu'avec un plan de retrait déposé.
Un bâti alsacien qui a ses habitudes
Le fossé rhénan impose un climat qui abîme vite le fibrociment. Les hivers continentaux enchaînent les cycles de gel et de dégel dans la porosité des plaques, l'humidité de la plaine y installe mousses et lichens, et les orages d'été finissent le travail. Une toiture de dépendance posée en 1978 dans le Kochersberg ou à Lingolsheim est aujourd'hui friable sur ses bords : c'est précisément l'état qui rend la dépose délicate, et qui interdit de monter dessus.
Le bâti de grès rose du centre ancien, de Molsheim ou de Saverne pose un autre problème : les accès. Cour intérieure, rue étroite, mitoyenneté immédiate, périmètre de secteur sauvegardé. Nous travaillons alors en dépose manuelle avec des moyens de levage réduits, et le balisage compte autant que le retrait lui-même.
Ce que dit la réglementation, et ce qu'elle implique pour vous
L'amiante est interdit en France depuis le 1er janvier 1997. Concrètement, tout immeuble dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997 est susceptible d'en contenir, et un repérage avant travaux devient obligatoire dès que l'intervention est susceptible de toucher le matériau. Pour les travaux de retrait, l'entreprise dépose un plan de retrait à l'inspection du travail, à la CARSAT et à l'OPPBTP au moins un mois avant l'ouverture du chantier.
Ce délai d'un mois surprend toujours les propriétaires pressés. Il n'est pas négociable, mais il se gère : nous déposons le dossier dès la signature du devis, ce qui laisse le temps de caler la couverture neuve, le carreleur ou le démolisseur sur une date ferme.
Une filière de déchets qui se prouve
Un chantier de désamiantage ne se juge pas seulement à la propreté de la zone. Il se juge au bordereau de suivi des déchets d'amiante, le BSDA, qui suit chaque tonne de la palette filmée jusqu'à l'alvéole de l'installation de stockage agréée. Producteur, transporteur, exploitant : trois signatures, un document nominatif que nous vous remettons systématiquement. C'est votre preuve en cas de vente, de contrôle ou de litige, et c'est la seule chose qui distingue un retrait conforme d'une benne partie on ne sait où.
Toitures, sols, gaines : nos cinq métiers
Nous traitons les toitures et bardages en amiante-ciment, les dalles de sol vinyle et leur colle bitumineuse, les flocages et calorifugeages des chaufferies et gaines techniques, le repérage avant travaux avec analyses en laboratoire accrédité, et le curage complet des bâtiments promis à la démolition. Sur un chantier de particulier comme sur une friche industrielle de Schiltigheim, la logique reste la même : identifier, isoler, retirer, tracer.